Schizophrénie : un avatar numérique peut les aider

Interagir avec les autres est souvent une source d’anxiété pour les personnes atteintes de schizophrénie. Le projet Alter Ego, mené par le centre hospitalier Universitaire de Montpellier depuis 2013, vise à travailler sur cet aspect-là de la maladie. Les premiers résultats, relayés par Science et Avenir, ont été présentés à Lyon lors de la 9e édition du congrès français des psychiatres.

Qui se ressemble, s’assemble

Stéphane Raffard et Delphine Capdevielle, qui coordonnent ce projet, expliquent que chez les patients schizophrènes, on observe une diminution des expressions faciales, et des gestes associés à la parole. Le dispositif est simple, un avatar ressemblant fortement au patient est créé, puis ce dernier doit faire exactement les mêmes gestes que son double numérique, comme devant un miroir. Son clone dispense aussi des conseils tels que l’encourager à faire plus de sport. Cette thérapie repose sur la théorie de similarité, ou de ressemblance, qui suggère qu’il est plus facile d’interagir et d’apprendre avec quelqu’un qui nous ressemble. Cette thérapie numérique a pour but d’améliorer les relations sociales des schizophrènes.

Les premiers résultats sont encourageants, mais en dessous des espérances de l’équipe. Après 8 jours de thérapie numérique, les patients ont été amenés à répondre à un questionnaire. Il a été observé une augmentation des mouvements et des imitations chez les patients. Cependant, aucun changement dans le comportement n’a encore été perçu. L’équipe de recherche a prévu de renouveler ces expériences et d’y incorporer des robots. L’hypothèse est qu’ils seraient peut-être plus suggestifs qu’une représentation de soi-même sur un écran.

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