Grippe aviaire : les canards du Lot-et-Garonne ne seront pas abattus

Avant chaque transport d’élevage, les animaux sont analysés afin de vérifier qu’ils n’hébergent aucune maladie contagieuse. Depuis une semaine, des soupçons de grippe aviaire pesaient sur un élevage de 12 000 canards du Lot-et-Garonne, en Aquitaine. D’abord placés en quarantaine, des tests préliminaires ont montré la présence possible du virus H5.

Des tests plus poussés ont été effectués et ont révélé l’existence d’une variante faiblement pathogène de la souche H5N3. La préfecture, en lien avec le ministère de l’Agriculture et la Direction générale de l’alimentation (DGAL), a décidé que ces animaux ne seront pas abattus. Les autorités sanitaires ont déclaré que les canards étaient propres à la consommation. Ils pourront être envoyés dans les salles du gavage du département et commercialisés.

Limiter l’abattage préventif

Il y a un an, près de 4 millions de canards avaient été euthanasiés dans une logique « d’abattage préventif » afin de stopper la propagation d’une souche beaucoup plus dangereuse de grippe – H5N8 -, qui ne se transmettait pourtant pas à l’homme. Cet épisode a coûté 350 millions d’euros afin d’indemniser les éleveurs, qui n’ont pas encore tous été remboursés.

Après quoi, de nouvelles mesures de biosécurité ont été instaurées : sas sanitaires sur les exploitations, chargements effectués sur des zones bétonnées et obligation pour les camions d’être équipés de carnets de désinfection et d’atomiseurs. Les éleveurs et gaveurs sont également encouragés à réduire leur période de production sur un an, au lieu de plusieurs années. La préservation de cet élevage du Lot-et-Garonne traduit donc un changement de stratégie de la part du gouvernement.

La production de foie gras et cependant en net recul. Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) annonce une diminution de 22% en an. La production française plafonne cette année à 11 000 tonnes de foie gras, contre 14 000 en 2016, une année qui avait pourtant été marquée par une première crise de H5N1. Le Cifog estime donc une augmentation entre 10 à 20% du prix du foie gras, selon sa provenance et sa qualité.

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