Ménopause : pourquoi jambes et pieds ont-ils tendance à gonfler ?

La progestérone, sécrétée habituellement en deuxième partie de cycle, facilite en effet la réabsorption des liquides par les reins. Sa production baissant, la rétention d’eau s’installe, entraînant un gonflement des membres inférieurs. Mais attention, inutile d’essayer de ne plus boire, cela ne ferait que favoriser la déshydratation.

Autre phénomène concomitant : au fil du temps, les parois des veines comme les autres tissus, perdent de leur tonicité. Or, les veines contiennent dans leurs parois des cellules musculaires qui doivent se contracter pour faire remonter le sang des jambes vers le cœur. Lorsque ces parois sont moins toniques, le sang a du mal à remonter et il a tendance à stagner dans les membres inférieurs. Les médecins parlent de stase veineuse. Cette sensation de jambes lourdes peut être l’un des premiers signes de l’insuffisance veino-lymphatique qui touche plus d’une femme sur deux, plus encore celles qui restent assises une grande partie de la journée.

Favorisez l’activité physique

Pour lutter contre cette sensation de jambes lourdes, mieux vaut éviter de rester trop longtemps immobile en position assise ou debout, de porter des vêtements trop serrés et des talons trop hauts ou trop bas (l’idéal : 3 à 4 cm). Bien entendu, l’activité physique est essentielle, à commencer par la marche. À chaque fois que le mollet se contracte et que le pied « s’écrase » par terre, 30 cm3 de sang sont propulsés des pieds vers le cœur. Le mécanisme normal du retour veineux est en effet favorisé par la contraction du mollet et l’écrasement de la semelle plantaire. La natation et le cyclisme améliorent aussi le retour veineux.

À la maison, il est possible de favoriser le drainage veineux en surélevant les pieds du lit d’environ 10 cm et en passant matin et soir un jet d’eau froide du pied jusqu’au genou, afin de contracter les vaisseaux sanguins et donc de réduire le gonflement.

Si besoin, des plantes aux vertus veinotoniques comme le ruscus aculeatus (Cyclo 3), la vigne rouge (Antistax), ou le marronnier d’Inde, apportent une aide appréciable. Si cela ne suffit pas, la femme pourra demander à son pharmacien des collants ou des chaussettes de compression élastique (prise en charge dans la limite de 4 paires par an) qui assurent une pression maximale au niveau de la cheville, puis de façon dégressive tout au long de la jambe et de la cuisse.

Et si les gonflements persistent ?

Dans ce cas, il est préférable de consulter un médecin. Il vous prescrira éventuellement la prise régulière d’un diurétique doux, afin de favoriser le travail des reins et de soulager jambes et pieds. Mais attention, aucun diurétique ne doit être pris à la légère car certains de ces médicaments ont de nombreux effets secondaires : fuite de potassium, calculs urinaires, hypotension, etc.

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