Ménopause : est-il fréquent de se sentir plus irritable ?

La progestérone exerce en effet un léger effet calmant et anxiolytique. Quand elle vient à manquer, il devient plus difficile de résister au stress. « Madame n’est pas à prendre avec des pincettes », comme certaines à l’arrivée de leurs règles et pour les mêmes raisons. Sans compter qu’être incommodée par les bouffées de chaleur a déjà de quoi vous mettre de mauvaise humeur. Si, en plus, vous dormez mal, vous devenez très facilement irritable. « Une sorte de syndrome prémenstruel permanent qui se manifeste surtout en période de préménopause, précise le Dr Tamborini. Tout comme les taux hormonaux, le caractère suit alors des montagnes russes, le meilleur alternant avec le pire, les phases d’énervement et d’excitation succédant à des périodes de déprime et de lassitude ».

Les sportives sont moins touchées, la production d’adrénaline (l’hormone du stress) diminuant pendant les efforts, ce qui agit favorablement sur la tension nerveuse. La phytothérapie peut aider à reprendre le contrôle de ses nerfs (camomille, gattilier, actée à grappes), tout comme le classique duo magnésium vitamine B, ainsi que toutes les méthodes qui aident à se relaxer : yoga, méditation, sophrologie.

Pourquoi cette impression de devenir hypersensible ?

La faute en incombe à la privation d’hormones, qui perturbe les taux de neurotransmetteurs dans le cerveau. Comme tous les autres organes du corps, il doit apprendre à fonctionner sans. Et ça peut lui demander un peu de temps. Le système limbique, impliqué dans la gestion des émotions, est particulièrement touché. Comme durant la grossesse d’ailleurs, où les changements hormonaux donnent aussi souvent l’impression d’une extrême vulnérabilité. Selon certains auteurs, si les femmes pleurent davantage que les hommes tout au long de leur vie, ce serait justement en raison des fluctuations de leurs hormones, propices aux états d’âme. Mais est-ce si grave de laisser échapper quelques larmes pour un rien, un cadeau offert par son bout de chou, un film, ou un baiser oublié par son chéri ? Après tout, cela permet d’évacuer un trop-plein de tensions et de se sentir mieux ensuite. Évidemment, cet excès d’émotivité peut s’avérer plus handicapant dans le cadre professionnel. Si les contrariétés y prennent des proportions démesurées, on peut toujours réguler ses glandes lacrymales en faisant appel au traitement hormonal de la ménopause (THM), à des plantes calmantes (Euphytose) ou à l’homéopathie (Ignatia 5 CH ou Sédatif PC). On peut aussi essayer de faire le point sur ce qui va et ce qui ne va pas dans sa vie, car l’aspect psychologique se conjugue souvent à l’organique pour amplifier les sautes d’humeur. « Mais le plus simple est encore d’essayer d’accepter cette faiblesse passagère, en sachant qu’elle se calmera progressivement, conseille le Dr Lachowsky, gynécologue. Un nouvel équilibre va s’instaurer ».

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