Mal de dos : les solutions quand rien ne marche

Contacter un centre antidouleur

Installés en général au sein d’hôpitaux, les centres antidouleur présentent l’avantage de proposer des consultations multidisciplinaires. Ce qui permet une prise en charge globale du mal de dos dès le premier rendez-vous. De plus, ils peuvent proposer des solutions innovantes.

« Lors de la première consultation, je me renseigne sur l’origine des douleurs du patient et son traitement ; puis j’effectue un examen clinique. Selon les résultats, je peux pratiquer moi-même certains soins, comme des infiltrations d’anesthésiques locaux, prescrire une séance de massage par ondes dynamiques profondes, pratiquée dans le service ».

« Enfin, j’adresse le patient à d’autres spécialistes pouvant lui dispenser des soins complémentaires : chiropracteur, kinésithérapeute, auriculothérapeute, etc. » explique le Dr Isabelle Nègre, responsable du centre antidouleur du centre hospitalier universitaire Bicêtre (Val-de-Marne).

« En général, on a de très bons résultats », continue-t-elle. Et de citer cette patiente « sous corticoïdes et sous morphine à fortes doses, et qui ne travaillait plus qu’à mi temps », qui au bout de 2 mois, « n’avait plus besoin de médicaments et retravaillait à temps plein ».

Se faire implanter un neurostimulateur

Ce dispositif comprend deux électrodes reliées à un petit boitier électrique. Il est destiné à envoyer des impulsions électriques aux nerfs responsables des douleurs chroniques, pour les « endormir ». L’outil est greffé lors d’une intervention chirurgicale, sous anesthésie générale. Les deux électrodes sont implantées de part et d’autre de la colonne vertébrale et le boitier électrique, sous la peau au niveau de la fesse ou sur le côté du dos.

Une télécommande permet ensuite de contrôler la stimulation selon l’intensité de sa douleur. Une étude a montré une amélioration de la douleur chez 74% des patients équipés de ce système. La technique n’est cependant proposée que dans quelques centres universitaires hospitaliers (hôpital Pitié-Salpêtrière de Paris, Hôpital Foch de Suresnes, Chu de Metz,…).

« Ce traitement reste réservé aux douleurs importantes qui subsistent malgré une prise en charge médicale complète. On le réalise souvent chez des personnes pour qui même la chirurgie n’a pas fonctionné », précise le Dr Florian Bailly, à l’hôpital Pitié-Salpêtrière.

Une injection de corticoïde dans le disque intervertébral

Cette technique consiste à injecter des corticoïdes directement dans le disque intervertébral lésé et non au niveau du nerf comprimé, comme lors des infiltrations de corticoïdes classiques. Une étude publiée en mars dernier a montré que ce traitement soulage efficacement le mal de dos chronique jusqu’à 3 mois après sa réalisation.

« Possible à ce jour seulement dans notre centre, ce traitement pourrait concerner jusqu’à un million de Français », souligne le Pr François Rannou, à l’hôpital Cochin (Paris).

S’aider d’un exosquelette pour soutenir la colonne vertébrale

Il s’agit d’une ceinture en textile à fixer au bassin, dotée de capteurs de position et de quatre micromoteurs électriques. Développé par une start-up lilloise, cet exosquelette est destiné à faciliter la rééducation de personnes souffrant de lombalgies chroniques. Selon les mouvements réalisés par le patient détectés par les capteurs, les moteurs déclenchent des vérins qui poussent le haut du tronc, ce qui diminue la pression sur les disques lombaires. Ce système encore en cours d’amélioration pourrait être commercialisé dès 2018. Son prix : 5000 €.

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