Ménopause : je me mets au régime ou pas ?

En général, il est conseillé de prendre soin de son poids avant même la ménopause. Car « ensuite, la chute hormonale, et aussi l’âge, modifient profondément le métabolisme. Celui-ci ralentit, il a plus de mal à éliminer. Il est alors plus difficile de perdre du poids », signale la nutritionniste Catherine Serfaty-Lacrosnière.

Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. La meilleure stratégie ? Se rendre chez le nutritionniste et tenir un carnet de bord. Il n’y a pas de secret : une personne qui prend du poids est une personne qui absorbe plus de calories qu’elle n’en dépense. « Il faut faire le bilan, ce qui permet de mieux connaître son profil et de mieux comprendre les causes de la prise de poids. Certaines femmes sont des grignoteuses, d’autres mangent de trop grandes portions ou trop d’aliments gras ou sucrés », complète la nutritionniste. Alors se mettre au régime ? Pas vraiment. Mais changer son alimentation et son hygiène de vie, oui.

Que faut-il changer dans son alimentation ?

Augmentez les fibres si vous n’avez pas l’habitude d’en consommer beaucoup.

Les fibres ont le triple avantage de favoriser le transit, d’abaisser les taux de sucre et de cholestérol dans le sang et d’abaisser celui de ghréline, une hormone qui stimule l’appétit. On les trouve dans les légumineuses, les légumes, les fruits et les céréales complètes.

Ne négligez pas les protéines.

Les protéines augmentent la sensation de satiété et permettent aussi de maintenir une bonne masse musculaire. On les trouve dans les viandes, les poissons, les œufs, les fruits de mer, les produits laitiers ainsi que dans les sources végétales, les légumineuses, le quinoa ou le soja.

Veillez au calcium.

Pour renforcer vos os, consommez des laitages (mais attention à la graisse) et buvez des eaux minérales (Contrex, Courmayeur, Hepar, Salvetat). N’oubliez pas les légumes. Et faites mesurer votre taux de vitamine D. « Une bonne partie de la population en manque d’autant que les recommandations sont de se protéger du soleil pour préserver sa peau. Or cette vitamine est capitale car elle permet au calcium de se fixer sur les os ».

Adoptez les oméga 3.

Ces graisses polyinsaturées, bénéfiques pour la santé, ont prouvé leur rôle antidéprime, leur efficacité sur l’entretien des neurones. Les huiles de colza et de noix en sont riches, mais aussi les poissons des mers froides : saumon, sardines, hareng, maquereaux, etc.

Une étude réalisée par une équipe de chercheurs québécois a démontré que la prise de 500 mg d’oméga 3 trois fois par jour, a réduit le nombre de bouffées de chaleur, comparativement au groupe placebo. En outre, la même équipe a constaté que la prise d’oméga 3 était un traitement efficace contre les symptômes dépressifs légers de la ménopause et la détresse psychologique. Selon les chercheurs, ces études devront être reproduites sur un plus grand nombre de sujets avant de conclure quoi que ce soit à propos de l’effet des oméga 3 sur les symptômes de la ménopause. Le hic, c’est que pour obtenir ces effets, il faut manger du poisson tous les jours…

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