Diabète de type 1 : les derniers progrès dans le traitement

La mesure de la glycémie facilitée

En cas de diabète de type 1, il est nécessaire de contrôler sa glycémie plusieurs fois par jour à l’aide d’un lecteur de glycémie (ou glucomètre). Jusqu’à il y a peu, ces dispositifs utilisaient tous le même principe : un stylo piqueur pour prélever une goutte de sang sur la pointe du doigt, des bandelettes sur lesquelles on dépose la goutte de sang et un lecteur qui lit la glycémie sur la bandelette. Mais un glucomètre d’un nouveau genre, le Freestyle Libre®, a révolutionné les choses : plus besoin de se piquer le doigt ! Un capteur, sorte de patch collé sur la peau (à l’arrière du haut du bras), mesure en continu le taux de glucose. Il suffit ensuite de scanner le capteur à l’aide du lecteur Freestyle Libre pour connaître sa glycémie. Le capteur doit être renouvelé tous les 14 jours et, même s’il est étanche, il ne doit pas être immergé plus de 30 minutes ou à plus d’1 mètre de profondeur. Autre inconvénient, son prix : environ 60 euros pour un seul capteur (soit plus de 1500 euros/an) auquel il faut ajouter le prix du lecteur (60 euros également). Mais depuis le 1er juin dernier, Freestyle Libre® est remboursé par la Sécurité Sociale.

Une variété de traitements de plus en plus grande

Sur le marché français, il existe une trentaine d’insulines et d’analogues de l’insuline (molécules proches de l’insuline et ayant les mêmes effets) différents. Ce qui les différencie, c’est leur durée et leur rapidité d’action : certaines sont à action lente (elles permettent de garder un taux de sucre stable pendant plusieurs heures), d’autres à action rapide (pour éviter une hyperglycémie après le repas), d’autres encore à action différée. Ce panel pourrait encore s’élargir l’année prochaine avec la commercialisation du Fiasp®, un analogue de l’insuline à action ultra-rapide.

« Cette insuline à action ultra- rapide est plus proche de la réponse physiologique naturelle d’insuline d’une personne non diabétique, ce qui permet de mieux contrôler la glycémie au moment des repas », indique Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue à l’Institut de Recherches cliniques de Montréal, au Canada, où le Fiasp® est commercialisé depuis cette année.

Des pompes à insuline de moins en moins encombrantes

Certains diabétiques difficiles à contrôler sont équipés de pompes à insuline. Elles permettent de délivrer des doses d’insuline de façon précise, continue (tout au long de la journée) mais variable (le débit est ajusté et modifié au cours de la journée).

Les pompes à insuline ont constitué une révolution pour les diabétiques. Les pompes à insuline classiques comprennent un réservoir et un écran de contrôle. Elles sont reliées par un tube (cathéter) à une canule insérée sous la peau et maintenue par un patch. Depuis avril 2016, il existe également sur le marché français une pompe à insuline sans cathéter : l’OmniPod®. Il s’agit en fait de pompes à insuline jetables (elles se changent tous les 2-3 jours) et légères (moins de 25 grammes sans l’insuline) que l’on colle sur la peau. L’injection d’insuline est contrôlée à distance par un « gestionnaire personnel de diabète », un dispositif électronique de la taille d’un téléphone portable.

A lire aussi :

Un pancréas artificiel pour 2018 ?

Diabète de type 1 : réveiller les cellules productrices d’insuline

Pour plus de détails, cliquez sur: Diabète de type 1 : les derniers progrès dans le traitement