Choc septique : découverte d'une protéine qui bloque l'infection

A l’occasion de la prochaine Journée mondiale contre le sepsis, le 13 septembre, les chercheurs de l’Inserm viennent d’annoncer avoir réussi à produire une protéine humaine qui pourrait être utilisée dans le traitement du choc septique.

Leurs travaux, publiés dans la revue Scientific Reports, représentent une piste sérieuse contre cette infection qui reste aujourd’hui une urgence médicale.

Une infection due à des bactéries présentes dans l’intestin

Le choc septique (également appelé sepsis) est une réponse inflammatoire généralisée de l’organisme associée à une infection grave. Une fois le stade inflammatoire critique atteint, le pronostic vital est sérieusement engagé : une personne dans le monde en meurt toutes les 3 à 4 secondes et chaque année, le sepsis tue 6 millions de nourrissons dans les pays industrialisés. Certaines projections suggèrent même que le nombre de cas pourrait doubler d’ici 50 ans, s’expliquant notamment par le vieillissement de la population.

Dans la plupart des cas, le choc septique est dû à une infection par des bactéries à Gram négatif présentes naturellement dans l’organisme (la plupart du temps dans l’intestin) qui deviennent toxiques chez les personnes fragilisées.

L’étude de l’Inserm a montré qu’une protéine baptisée PLTP avait la faculté de se lier aux endotoxines situées sur la paroi externe des bactéries voire de les transporter vers le foie. En cas d’infection, cette protéine semble pouvoir jouer un rôle dans leur élimination.

Après avoir procédé à des essais thérapeutiques sur des souris, « il apparaît que la PLTP parvient à neutraliser les endotoxines et à détoxifier le sang, du moins chez les souris » concluent les chercheurs.

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